Le secret professionnel dans l’Église

Gordon Margery | May 2, 2017


Quand nous passons de la confidentialité au secret professionnel, nous ne sommes plus dans le registre du savoir-vivre, mais dans celui des obligations que la loi impose à ceux qui, de par leur profession ou leur statut, ont accès à des informations privilégiées concernant les personnes.

Pouvoir dire son secret à un professionnel est un facteur de guérison (médecins, psychologues, pharmaciens). Il est nécessaire au fonctionnement de la justice (notaires, avocats) et du commerce (banquiers). Il permet aux responsables d’Église d’aider ceux qui peuvent en avoir le plus besoin.

La notion de secret professionnel est très ancienne. Voici ce que nous trouvons chez les Grecs, dans le serment d’Hippocrate : Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que… quoi que je voie ou entende dans la société, pendant l’exercice ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas1.

A partir du IVe siècle de notre ère, la confession privée se répand et les prêtres chrétiens s’exposent à des peines sévères s’ils en rompent le secret…


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